Labex CORAIL

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Le projet LABEX « Récifs coralliens face au changement global » (CORAIL) a pour objet  d’améliorer la recherche sur les écosystèmes coralliens dans la perspective de leur gestion durable.

L’équipe porteuse  du projet rassemble 79 chercheurs des institutions suivantes :
- l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE), coordinateur
- l’université de la Réunion (UR)
- l’université de la Nouvelle-Calédonie (UNC)
- l’université de la Polynésie Française (UPF)
- l’université des Antilles et de la Guyane (UAG)
- l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD)
- l’Institut Français de Recherche pour l’exploitation de la Mer (IFREMER)
- le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) – Institut Ecologie et Environnement (INEE)
- l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) représentée par le CREDO.


L'objectif du consortium est d'établir un centre d'excellence français pour les récifs coralliens se situant  au plus haut niveau mondial des  facteurs d'impact des  sciences grâce à une signature de publication commune.

Alors qu’ils ne couvrent que  0,02% de la superficie  des océans, les récifs de corail rassemblent  25% de la biodiversité des mers. Un tel écosystème devrait être une priorité à l'échelle de la planète alors que récifs coralliens sont en train de mourir. Les récentes estimations indiquent que  20% des récifs ont définitivement disparus, que 25% sont en grand danger et que 25% supplémentaires seront menacés d'ici à 2050.

L’amélioration de leur  gestion durable est urgente et repose d’abord sur l’intégration  accrue des connaissances dans leur gouvernance.


Le LABEX CORAIL apporte  cette expertise pour la France,  les territoires français d'outre-mer et  pour les pays insulaires du  Pacifique, de l'océan Indien et des Caraïbes. Il est facteur décisif  de meilleures stratégies de gestion, d'intégration des connaissances scientifiques et d'interaction scientifiques avec les décideurs politiques. Les récifs coralliens sont particulièrement affectés par le changement global – effets de la démographie et changement climatique – ils subissent la pression anthropique particulière des écosystèmes côtiers.


Sur la base de 5 programmes un projet multidisciplinaire couvre les champs de la biologie, l’écologie et les sciences humaines et sociales en reliant la biodiversité des écosystèmes avec la gouvernance.

Tout projet Labex s'intègre dans l'un ou plusieurs de ces 5 programmes, dont les intitulés anglais originaux sont:

  1. In depth research focusing on cellular and molecular processes that are affected by climate and environmental change and understanding the capacities for local or regional adaptation;
  2. Macro-ecology and ecosystem approaches with emphasis on habitat fragmentation, one of the main characteristics of coral reefs, and implications for the resilience of coral reefs;
  3. Intermediate and long terms of the variability and change of the physicochemical processes and biological communities which develop in the littoral and coastal areas;
  4. Anthropogenic use of coral reefs from past to present with the aim to increase our understanding of historical uses of coral reef resources and how they have evolved into the current situation of overexploitation;
  5. A program of conservation planning and governance of coral reefs for a Sustainable Future will integrate the 4 previous projects into a general framework.


Le rôle du CREDO au sein du LABEX CORAIL

Le CREDO contribue essentiellement aux programmes 4 et 5 ci-dessus. Des projets scientfiques qui articulent la collaboration entre plusieurs partenaires du Labex sont privilégiés.

Les participants du CREDO proposent d’étudier avec leurs partenaires la relation homme-environnement dans le Pacifique, dans le présent et le passé (histoire, anthropologie sociale, anthropologie écologique, archéologie et ethnoarchéologie) avec un accent particulier sur les relations avec l’environnement marin.

Il s’agira d’étudier les représentations et pratiques locales relatives à l’espace corallien sous divers angles, par exemple:

 

  • les pratiques dites traditionnelles au sujet de ces espaces (comment sont-ils exploités, par qui, uniquement pour des raisons alimentaires ou matérielles ou également rituellement, quelles sont les règles de tenure foncière qui s’appliquent au récif ?)
  • les éléments du système politique local qui influent sur leur gestion, la pression alimentaire exercée sur les populations locales lors de la protection (endogène ou exogène) de ces espaces
  • les stratégies de contournement ou de substitution, et leurs relations avec les politiques exogènes (ONG, gouvernements etc.)
  • les représentations et pratiques au sujet des catastrophes naturelles (éruptions volcaniques, réchauffement climatique, cyclones, tremblements de terre et raz-de-marée) qui ont toutes une influence sur les relations entre les sociétés et les récifs coralliens qu’ils exploitent (ou non).

Les recherches pourront également inclure un volet historique des interventions exogènes en rassemblant tant les écrits sur les expériences que les discours locaux sur ces mêmes expériences. Les convergences et divergences seront riches d’enseignements pour les projets futurs de protection de l’environnement.